Musée du Petit Prince et son Univers

Symphonie pour le Petit Prince

Client Musée du Petit Prince et son Univers
Réalisateur Olivier Marchon
Secteur Culture et Musées
Thème Culture

La commande

Dans le cadre de l’ouverture du Musée du Petit Prince et son univers par le collectionneur Jean-Marc Probst à Soleure (Suisse), Tulipes s’est associé aux Bâtisseurs de mémoire pour réaliser l’ensemble du parcours audiovisuel de ce nouveau lieu dédié à l’oeuvre d’Antoine de Saint Exupéry.

Symphonie pour le Petit Prince est un film projeté sur trois écrans géants dans une salle dédiée du Musée.

Le but de cette oeuvre au format hors norme ?

Restituer l’essence du livre de Saint-Exupéry… et faire battre les coeurs à l’unisson de celui du Petit Prince.

Résumé

Le pilote — celui de l’ouvrage de Saint Exupéry — revient sur les lieux où le Petit Prince a disparu. Contemplant le désert, il se souvient de leur première rencontre, de l’extraordinaire voyage du jeune héros, du chagrin d’amour qui lui a fait quitter sa petite planète et de leur trop courte amitié. Traversant la douleur du manque avec l’aide précieuse du Renard, il se souvient enfin de l’essentiel : son ami aux cheveux couleur de blé reste bien vivant… au fond de son coeur.

Intentions de réalisation

Une oeuvre nous touche davantage lorsqu’elle nous parle. Et une oeuvre qui nous parle est avant tout une oeuvre qui nous fait ressentir des émotions. Nous avons décidé, pour traduire ces émotions, de ne pas donner une voix au Petit Prince ou à un quelconque narrateur afin de ne pas figer l’interprétation dans une direction unique, ou de paraphraser les mots de Saint-Exupéry. Nous avons utilisé le langage cinématographique (illustrations, animation, rythme, son, musique) afin d’adopter une approche à la fois universelle et personnelle. Nous avons fait un film qui suggère plus qu’il ne montre, cherche l’émotion au-delà de la sensation, joue la sobriété plus que le remplissage, respectant en cela la démarche artistique d’Antoine de Saint-Exupéry.

La musique

La musique a une importance capitale. Car, plus que tout, c’est cette « langue des émotions » comme l’a défini Emmanuel Kant, qui nous ouvre le coeur des spectateurs. Elle est originale, composée au regard de l’évolution émotionnelle recherchée. Piano solo pour accompagner la tristesse, la mélancolie. Cordes aériennes pour exprimer l’immense beauté, la joie qui vient après la tristesse. Alternance entre modes mineur et majeur, accords de septième, etc., pour un caractère irrésolu.

La symphonie du petit prince suit tout simplement l’arche émotionnelle dessinée par le scénario.

  • La Nostalgie du petit prince associée à son souvenir. Le pilote revient dans le coin de désert où il a vu son ami pour la dernière fois.
  • Le Voyage du petit prince. En remontant le fil de son voyage épique de planète en planète – de personnage en personnage – nous retournons à sa planète d’origine. L’évasion du voyage, de l’exploration épique de l’univers, le caractère étrange et truculent des personnages rencontrés nous soulagent un instant de la tristesse… tout comme ils ont distrait le petit prince de sa peine.
  • Le Chagrin du petit prince. Car le retour sur l’astéroïde nous rappelle la raison de son départ : un grand chagrin d’amour. Le sentiment qu’il a nourri pour la rose a généré de la souffrance… Être en lien nous plonge tôt ou tard dans les larmes. Le pilote pleurant son ami disparu ne le sait que trop bien.
  • Le Cadeau de l’Apprivoisement. Le renard arrive alors aux côtés du pilote… et lui rappelle sa merveilleuse leçon. Apprivoiser quelqu’un, créer un lien, rend l’univers plein de sa merveilleuse présence. Le Petit Prince disparu – comme tout être cher – ne l’est que pour nos yeux et pour nos sens… en revanche, il habitera à jamais nos coeurs : dans le jaune des blés qui s’agite au vent, dans l’ocre du sable du désert, dans le rouge des champs de roses, dans le flamboiement des couchers de soleil, dans la lumière des étoiles qui seront autant « de grelots » qui savent rire de son merveilleux rire… S
  • Outro : Retour à la Nostalgie du petit prince.